LES RACINES D'ANGKOR

09 juin 2011

M a n s e t

Visage d'un dieu inca, Gérard Manset

jaquette_inca_manset

Hommage personnel au maitre :

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25 avril 2011

Nicole van de kerchove

Nombreux hommages sur les liens, reportage vidéo de Thalassa, " Entre soleil et glaces" sur l'Esquilo et entretien. Quelle voix tout de même j'en ai des frissons, force et douceur.

Une vie organisé autour du rêve 

kerchove_esquilo

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19 avril 2011

Elles marchent...

Elles marchent jambes élancées

Elles marchent seins bombés

Elles marchent cul serré

Elles marchent tête levée

Elles marchent fesses animées

Elles marchent beau décolleté

Elles marchent en beauté

Elles marchent longuement

Elles marchent tristement

Elles marchent claudiquant

Elles marchent nonchalemment

Elles marchent brutalement

Elles marchent cheveux au vent

Elles marchent tout fout l'camp

Elles marchent orgueilleuses

Elles marchent malicieuses

Elles marchent boudeuses

Elles marchent frimeuses

Elles marchent peureuses

Elles marchent emmerdeuses

Elles marchent bien heureuse

Elles marchent copines

Elles marchent câline

Elles marchent bottines

Elles marchent assassine

Elles marchent pouchkine

Elles marchent crétines

Elles marchent grosses tétines

Elles marchent magnifique

Elles marchent dynamique

Elles marchent asiatiques

Elles marchent frenétiques

Elles marchent boulimiques

Elles marchent catégoriques

Elles marchent pathétiques

Elles marchent strings nues

Elles marchent m'as tu vu

Elles marchent feu au cul

Elles marchent rien dessus

Elles marchent tétons tendus

Elles marchent sous-entendus

Elles marchent coups tordus

Elles marchent attirantes

Elles marchent aimantes

Elles marchent bandantes

Elles marchent trépidantes

Elles marchent secouantes

Elles marchent gluantes

Elles marchent ensorcelantes

Elles marchent vulgaires

Elles marchent sommaire

Elles marchent avant-premières

Elles marchent parfaites héritières

Elles marchent pas rancunières

Elles marchent légères

Elles marchent fesses en arrières

Et moi toujours derrière

Que peuvent elles marcher tout le temps !

© Ta-Nõn.FM.Paris


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15 avril 2011

Renaud le reclus des hauts du Hurleudon

Dans les hauts du Meudon bourgeois, un homme est assis sur son banc, voûté pas trop, sans guitare ni crayon, médite ou non sur sa vie, son passé défile vite et toute la nostalgie d’un bon temps révolu. Selon lui, tout n’est que ruine et rien ne semble suffire pour retrouver le souffle de son existence, il dit « je suis sec » Constat rude pour son principal talent : l'écriture. Il s’est battu pour une société sans hiérarchie, excessif à la détestation, mais le voici dans son désert comme tout un chacun, doutant d’une appartenance de poète ou d’équivalent. La fragilité d’un produit modélisé s’est fissuré.
Entouré il l’est, mais ne fait plus d’effort pour paraître, sa locution se ralentie, l’esprit vif dans ses yeux bleus traverse le champ imperceptiblement, plus qu’il ne peut en rapidité, la tragédie bien installée chez celui qui fit chavirer les foules avec ses hymnes à la vie, à la compagnie des copains se morfond, ne scie plus les os.
Bon ce n’est donc point Céline dans son délire, gilet troué, élimé par les mots violents, c’est un autre château, saut dans le futur, celui qui se décrit dans le camps des gentils, de son pavillon où l'on ne voit rien venir, de ses anciens quartiers du XIVe Parisien. Dans ces moments de doute, parce qu’il ressent sa détresse inextinguible, son temps semble compté, tout s’écroule sous les pieds vacillants, la douleur, la pérennité n’était qu’illusion, plutôt située dans d’autres sphères, les durées de cycles plus grands. Mais non cela ne suffit pas à le satisfaire, l’âge venant, bien que l’amour ne tarissait pas autour, chanceux pourrait-on dire, mais on ne peut aider celui qui donna tant aux autres, de ce point de vu, fatigué et perdu, les valeurs eighteens auxquelles il croyait, non sans rire, n’ont plus de traces aujourd’hui. Lui il était un de ceux-là, aligné sur l’étagère, sans se rendre compte de son attribut à savoir chanteur gouailleur, assigné à marteler contre une certaine classe et calmer les envies de révoltes véritables, un syndiqué. Il était de tous les bons coups, les bons clans, le show-biz et la télé dopée aux bons sentiments, les produits avaient changé mais pas lui, trop exposé, le coeur pur- fragile-, toujours aux barricades idéologiques éteintes d’un souffle, plus rien, tout avait disparu dans l’individualisme qui prévaut à toute société quoiqu’on fasse ou prétende.

Mais ne reste t-il pas un homme de valeur qui de ses doigts faisait naitre une chanson. N’est-ce pas suffisant pour dire « j’ai réussi ma vie ». De ce point de vu désespéré, l’évasion dans la boisson, chaque jour s’amenuise vers la brûme, le monde les bras grands ouverts mais non, il était bien cloîtré dans son boucan d’enfer, les tuyaux de l’esprit. Il ne croit plus en lui ne s’estime plus.
On se souvient de ses rimes, de ses mélodies, mais il est déjà loin, perdu sur sa coque de noix, sans mât, sans voile ni vent, dans les flots sans nom, qui ressemble bien à la tanière de Dante, le mal était venu par derrière vicieux comme il peut l’être, le maintient sans issue, ne reste plus que la tige plantée dans la caillasse, de ce qu’on sait de l’espoir tout est permis de croire. Sa peine est grande comme le bleu de l'océan.


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24 mars 2011

L'age d'or de la musique brésilienne

J'écoute en ce moment de "vieux" vinyls brésiliens et la masse de chef-d'oeuvres musicaux dans les années 70 est considérable, Carlos Jobim, Vinicus, Toquinho, Jorge Ben, Gilberto Gil, Joao Gilberto, Chico Buarque, Bethania, Maria Creuza, Caetano Veloso, chacune de ces voix est unique irremplaçable, ces rythmes et cette langue fluide. J'accroche moins pour ce qui arriva à la fin des années 70, plus électrifié et rythmes samplés disco-funk. Je reste ancré au coeur de ces bijoux et puis... "Viramundo" chanté par Bethania en 1970 en Argentine bien sûr, les frissons garantis à chaque fois, les larmes aux yeux, musique et voix parfaite un diamant de bois venu tout droit du Brazil.


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28 février 2011

de Depardon à David Lynch

Le seul rapport est d'avoir vu cette semaine l'expo de R.Depardon et croisé l'autre David Lynch dans son expo rue du montparnasse , ou il montre ses gravures.

DavidLynch

Suite à un article de RFI sur depardon j'ai envoyé mon commentaire deux fois et rien, l'article http://www.rfi.fr/france/20101002-france-aoc-raymond-depardon dont vous vous ferez votre opinion, j'avais envoyé ce commentaire :

"L'Exposition est superbe, le travail de R.Depardon est remarquable, six années d'efforts, alors que l’article du journaliste l’est beaucoup moins avec ses sous-entendus. Je suis choqué par l’orientation malsaine à l'égard de ce photographe important. Je suis étonné par cette façon sournoise d'attaquer et la dérive idéologique impliquée. Ce qui me rappelle jadis le débat minus avec "Amélie poulain" le soi- disant film pétainiste.

R.D est d'origine paysane, une personne au caractère frontal, si le journaliste a une chose à lui faire dire, il faut le faire au moment de l'entretien avec des questions directes, au lieu de se cacher derrière les mots.

Il a fait le tour de la terre dans de nombreux pays pour témoigner visuellement des misères et des guerres. Cette France ne plaît pas au journaliste mais elle existe aussi car apparemment 7000 clichés ont été fait. D’ailleurs il explique les raisons de ce choix. territoriale.

Vraiment déplacé ce regard, on doit peser le sens des mots avant de prononcer de tels critiques gratuites. C'est bien lui le photographe avec son parti esthétique mais il est sur le plan graphique, technique, colorique, cadrage, il a échappé à ce journaliste.

"Dieu, qu'ils étaient lourds..." disait L.F Céline."

raymond_depardon_a_fond_de_ballon_sur_les_routes_de_france

 

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24 septembre 2010

Fraîcheur de vivre... Philippe Katerine le Candide

Une cure de jouvence, un remède contre le mal, la morosité qui sévit dans notre pauvre France, un véritable vent de fraîcheur embaume Philippe Katerine. Des mots simples, une pensée qui empêche toute critique et pourtant semble générer en soi quelques graines de rebellion, d'envie de rire enfin de ce système stupide, cargo voué à la casse, oui de rire bien fort. Son langage particulier simplifié au stricte minimun semble ouater la vitesse, la violence, le bruit que fait notre société folle des remueurs de vents de toutes sortes laissés au garage de la connerie.
La photo de l'album ne cesse de m'enjouer, je la trouve d'une folle délicatesse envers ses parents, peut d'artistes ont cette reconnaissance. Il a l'air heureux comme un enfant, une vrai photo d'école de 1977, chapeau Dominique Gouband photographe de Chantonnay au studio PhotoBoom
Philippe_katerine

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19 septembre 2010

Paris Paranoïa

Artiste photographe devient éprouvant à Paris, l'autre jour je prenais prosaiquement un mur et un escalier roulant, il faisait sombre...personne. Mais surgissant de nulle part une femme me parle
"-vous preniez quoi en photo ?
-euh ce que je veux!
-vous m'avez pris en photo ?
-Pas dutout
-je suis juriste et je connais les lois, bla bla bla...."
Il y a un problème je crois avec les français et la photographie, ils se pensent star, ils lisent trop le Monde et la diffusion de leur unique silhouette, mérite salaire ou je ne sais quoi. Alors que du même temps des mitailleurs avec leur téléphones portables prennent hypocritement tout ce qu'ils veulent et personne ne dit rien. Deux poids deux mesures. Y en a marre !
Les mêmes qui s'empressent de prendre en voyage ce qu'ils interdisent aux autres, à ce moment, n'ont pas la même éthique sur le droit de la photo. Ces dernières années les juristes de la photo on fait leur beurre du droit à l'image, et il est impossible de prendre même un chien, le propriétaire va demander je ne sais quoi. Il faut rappeler que dans un espace public chacun est libre d'y être et d'y participer. La grande Paranoïa

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18 septembre 2010

Exposition Archéologues à Angkor

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Une belle excursion Photographique dans ce qui est encore le plus envoûtant des sites archéos, l'ambiance des débuts de l'école Française et les pierres, les banians qui entrelacent les ruines. Un petit musée Cernuschi magnifique calme, qui aspire à ce genre de parcours où l'aventure n'était pas sur internet.

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15 septembre 2010

Comment Maastricht et l’Euro ont tué les classes moyennes en France

En fait le lien n’est pas venu directement, il s’est dégagé au fur et à mesure puis devient comme une évidence, les classes moyennes avaient été précipité dans le gouffre.
C’est surtout l’ouverture d’un capitalisme qui a mis en concurrence différents pays de l’Europe aux revenus et systèmes sociaux opposés, et d'un niveau de vie incomparable. Les dirigeants des partis ont-ils mesuré l’impact et la raisonnance d’une telle mise en place sur des pays plus ou moins fragiles ?
la réponse est non, les études ont été baclé sur ce sujet favorisant l’intérêt financier du nouveau système. La mise en concurrence des peuples n’a pas été préparée pour les classes moyennes mais pour les capitaux. De ce fait la recherche de prix minimun a produit de la délocalisation industrielle, sorte de tiers-monde intégré dans le pack-europe, ou le même rôle que jouaient les colonies à la grande époque, d’une main d’oeuvre et des matières premières pas chers, sorte d’esclavage moderne.
La France se transforme petit à petit en un pays pauvre avec hotels de luxes, elle devient un beau site pour touristes sans industrie motrice.
L’attaque en règle contre l’Ecole, la laïcité, bastion de la classe moyenne, qui permettait de tenir la barre face à une élite cultivée qui elle se démarque de plus en plus par l’entrée en grandes écoles payantes et lycées privés, ou grandes écoles du VIe arrondissement de Paris, le triangle d'OR autour du parc du luxembourg, Alsacienne, Louis Le Grand, Henri IV, Science-po, ENA et caetera, bastion des fils et filles de, de nos politiciens et gens de médias. Ceux là ne seront jamais de la classe moyenne, plutôt VIP de l'Etat.
Mais l'Ecole traditionnelle dans son ensemble lieu sacré de la république est abandonnée au business.
Le quiproquo vient d’un parti socialiste de gauche pro européen défenseur d’une politique de droite qui affaiblit et attaque son électorat de plein fouet. Les oligarches vivant dans leur papamobile blindée, fonctionnaires rémunérés par l’Europe, ne sont pas en concurrence, et ne voient pas les dégats d’une telle politique. Pourtant de gauche comme de droite, ils sont raliés au capitalisme total européen.
Le peuple à voté non au référendum du traité de Lisbonne et pourtant on lui impose à nouveau à cette même classe moyenne des sacrifices dans un élargissement qui devient le grand écart de trop dont on voit les limites incontrolables et ridicules dans l’actualité avec les nomades roumains, qui vont c'est normal là où l'herbe semble verte. De toute façon les fautifs circulent en voitures avec chauffeur et ne la partage pas.

 

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04 septembre 2010

VISA POUR L'IMAGE, PERPIGNAN 2010 : REPORTERS DU DESESPOIR

C'est vrai, la situation des photographes de reportage est déséspérée voire moribonde, mais à qui la faute ?
Des mecs qui partent sac en bandoulière à la recherche d'un désespoir à capitaliser dans une culture, un pays qui pour la plupart ne connaissent pas deux jours avant. Le reportage a besoin de travaux de fond qui prennent le temps de pénétrer le maillage de la société dans sa complexité. A vous les mécènes qui ne savent plus miser sur les bons chevaux.
En ce moment se pose aussi le problème de l'esthétisation de la misère, plus vendable et merci Photoshop. Tout a commencé avec ces images numériques du "11 septembre" , si particulières qui furent un beau magot pour certains et que tout reporter voudrait et rêve de reproduire maintenant, ces couleurs de fin du monde... La technique n'est qu'un moyen de production, et le numérique a misé sur la quantité et la rapidité, deux notions qui sont à mettre au panier immédiatement. Evidemment ce n'est pas l'opinion des médias qui suivent l'actualité seconde par seconde.
Je ne comprends pas que cet aspect marchand exclusif ne soit pas mis en doute par ces mêmes photographes qui au fond détruisent (sans se rendre compte) un style de photo, celui du reportage que j'aime beaucoup, celui de la réalité, mais dans un cadre éthique minimal. Si cette réalité est transformée entièrement, je préfère y aller moi-même, et je n'ai besoin de mensonges à recevoir de personne.
Avec le numérique des cohortes de photographes ont investi dans un matériel hors de prix, qui lui même se périme au rythme parallèle de la course éffréné de l'information, 10 000 euros facilement. Il est certain qu'il faut rentabiliser le truc, c'est compréhensible mais il ne s'agit pas de piller des images à l'arraché sur place et de l'envoyer bien vite par le Web. Ou bien il y a une nouvelle mentalité opportuniste que je ne comprends pas, celle de gagner de la notoriété ou de l'argent ou des deux par tous les moyens ?
Le photographe est multiple et justement il y a tellement de sujets importants qui demandent patience, intelligence et sensibilité.
La grosse cavalerie du reporter devient une caricature en particulier cette année Haïti, Bangkok, mascarade du reportage et pourtant louée par les médias. C'est dommage voilà un domaine qui mérite mieux que l'exploitation genre premier degré du requin de service de cette vallée de larmes. L'argent et son attrait a pénétré, c'est pas nouveau la photographie, mais je ne cautionne pas ces gens là ni par leur éthique, ni par leur manque de discernement, à s'écarter des dangers d'un environnement médiatique malsain et douteux, et de tomber dans les pièges du système qu'ils croient dénoncer en montrant telle ou telle misère. Il s'agit plus de crédulité, d'un manque d'analyse et de connaissances.
Heureusement il y des agences comme VU (groupe Abvent) qui cadre à l'ancienne et au futur, une certaine noblesse de la photographie grâce à la préservation de la personnalité des photographes au sein d'une agence qui respecte toute façon de regarder le monde, qu'elle soit respectable et humaine. Donc tout n'est pas perdu, mais si les grands médias persistent ainsi d'investir dans ce genre de reportage, ne vont rester que des businessman de la photographie ou VRP, collés à leurs portables, de l'autre main appuyant sur le bouton, barbottant dans les conséquences de la souffrance humaine.
Informer n'est même plus l'enjeux, on l'est de toute façon par un bout ou par un autre, c'est la façon de comprendre ce monde qui est de plus en plus recherchée, la démarche personnelle, décrypter les mécanismes, la terre est ronde on le sait.

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15 août 2010

Dick ANNEGARN, interview l'express 2009

Dick Annegarn: "Je suis inconsolable des ratés de la vie" L'EXPRESS
Par Gilles Médioni, publié le 15/01/2009 16:01 - mis à jour le 22/06/2009 19:06
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DR
Dick annegarn. « Je suis inconsolable des ratés de la vie, mais je ne suis pas nostalgique. »
Discret, jamais perdu de vue, Dick Annegarn reprend la route, un nouveau disque sous le bras. Au fait, le connaît-on vraiment, ce Hollandais planant ?
ON LE SAIT...
Il a fait ses adieux au show-business en 1978. A l'âge de 26 ans, quatre ans après ses débuts et une collection de tubes, comme Bruxelles, Sacré Géranium ou Mireille. Né à La Haye (Pays-Bas), Dick Annegarn grandit à Bruxelles, où il suit des cours d'agronomie, avant d'intégrer le Petit Conservatoire de Mireille, à Paris. Il tire le rideau sur sa vie d'artiste lors d'un ultime concert à l'Olympia, le temple du music-hall qui l'a consacré. A cette occasion, il distribue aux médias un pamphlet d'une quinzaine de pages sur ses rapports avec la rock industrie. « J'y racontais comment le tumulte professionnel me déprimait et dressais, notamment, un parallèle entre le fascisme et la fascination des idoles. Mais j'ai payé cher cette sortie. » Son retour à la chanson se fera façon système D : albums autoproduits, concerts sur le toit de sa voiture, ventes de disques dans les manifs, où il déclame du Rimbaud.
Le blues est sa patrie. Celui de Big Bill Broonzy, John Lee Hooker, John Mayall nourrit tous ses albums, et particulièrement le dernier. « Pour ne pas faire une fausse copie des disques de mes maîtres, j'ai replongé dans le ragtime. Mon blues, c'est aussi le lyrisme des cordes et des textes sur les voyages de l'âme ou sur les exils permanents. »
Il vit en moine dans un village du pays gascon. « Avec la chaîne des Pyrénées devant les yeux, mon chien à mes pieds, j'ai l'impression d'évoluer dans un poème chinois... La campagne permet de voir le temps qui passe, de jouer de sa souffrance, de la considérer. » Le titre de l'album, Soleil du soir, c'est le soleil noir de la mélancolie. « Parce que je suis inconsolable des ratés de la vie, de ses accidents, même si je ne suis pas nostalgique. »
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ON LE SAIT MOINS...
Il a fondé le Festival du verbe. Cinq éditions ont déjà eu lieu en Comminges, dans les Pyrénées. Mathieu Boogaerts est venu en copain, M a rendu hommage à sa grand-mère Andrée Chedid, Vincent Delerm y est passé. Ces amis du verbe tournent autour du slam ou du spoken word, participent à des marches poétiques, à des joutes verbales occitanes. « On y voit même des mamies du Club des cheveux d'argent réciter du Joey Starr... Hélas ! nous subissons la concurrence déloyale du Marathon des mots, qui s'est implanté dans la même région [à Toulouse] et aux mêmes dates. » Lorsqu'il s'était installé à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), au milieu des années 1980, Dick animait déjà sur sa péniche des radioscopies où se rencontraient des gens du quartier, « pour croiser tous les jargons et tous les argots ».
Bruxelles a été écrite pour un amoureux. « C'était l'un des premiers Français à pull marin. Il s'appelait Michel, comme dans la chanson - d'ailleurs, la mélodie renvoyait à Michelle, des Beatles - et il n'a pas supporté cette citation. Notre rupture a été une vraie souffrance. Mes textes sont des jeux d'arcade, des mots croisés, des énigmes. Les phrases se suffisent à elles-mêmes, mais on peut aussi gratter dans les non-dits. »
Il s'est réveillé réincarné en chaise tordue de Van Gogh. « Soudain, j'étais cette torsion, je pleurais de douleur. » Le chanteur décide alors d'écrire une pièce de théâtre sur Van Gogh, sans comédien, sans décor, sans rien, en fait, sauf des tableaux qui dialogueraient entre eux. C'est devenu Théo, l'une de ses nouvelles chansons. « Ce n'est pas mon Vincent Van Gogh, mais un Vincent. »

 

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25 juillet 2010

Dick Annegarn, d'abord un verre

Superbe

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Dick annegarn interview café 20e, soleil du soir


Dick Annegarn, interview
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Dick Annegarn, soleil du soir


Dick Annegarn - Soleil du soir
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